Yahoo Answers is shutting down on May 4th, 2021 (Eastern Time) and beginning April 20th, 2021 (Eastern Time) the Yahoo Answers website will be in read-only mode. There will be no changes to other Yahoo properties or services, or your Yahoo account. You can find more information about the Yahoo Answers shutdown and how to download your data on this help page.
Trending News
Collègues, comment faites vous?
Chers collègues enseignants du secondaire,
Ce métier commence à sérieusement me briser les c... Entre la routine et le traintrain assommant des copies, des conseils de classe, des réunions et des rendez-vous de parents d'élèves, le côté ch... d'un programme qui est toujours le même, les copinages ouvertement assumés entre la direction et certains élèves et parents d'élèves dans mon établissement, le mépris dans lequel nous tient notre direction et le peu de cas qu'elle fait de nous, je commence à saturer. Ajoutons à cela des perspectives professionnelles des plus exaltantes: la certitude de faire la même chose jusqu'à 65 ans (voire 70?)!
Bref, j'en ai marre de ce métier de professeur. "Le plus beau métier du monde" est aussi le plus ch.... Le problème? Je suis un jeune prof avec 6 ans de métier, et la certitude peu réjouissante d'en avoir déjà fait le tour. J'en suis à envisager une réorientation professionnelle dans l'année qui vient.
Alors comment faites vous, vous, pour supporter ce métier????
14 Answers
- Oh p'ti mistouLv 71 decade agoFavorite Answer
Ouh la la tu nous fais un coup de calgon hivernal, toi.
Ce métier, contrairement à ce que tu dis, change perpétuellement, aucune année n'est semblable à une autre, aucune classe n'est semblable à une autre. Nous avons la chance de travailler avec des êtres humains.
mais si tu es frustré c'est que tu as des attentes. Or dans la vie il ne faut en avoir aucune. Si tu attends des remerciements, de la reconnaissance, forcément tu seras frustré puisque ce ne sera jamais comme tu l'espères. Mais c'est vrai dans la vie par ailleurs : ne jamais, jamais, rien attendre de personne !
Selon que tu travailleras dans un type d'établissement ou un autre, avec tel ou tel type de classe, tu travailleras différemment. Tu peux demander des mutations au cours de ta carrière : aller dans un coin où tu ne connais personne, pour le plaisir de la découverte, et changer au bout de quelques années. Tu peux travailler en lycée classique, en lycée des métiers, en collège, en zone rurale, en ville, en structures d'accueil de jeunes en difficulté... Il y a mille et une façons d'enseigner.
Il ne tient qu'à toit de te renouveler. Participe aux stages de formation continue, tu auras d'autres ouvertures.
J'exerce ce métier depuis 1973, j'ai encore 3 ans à faire, je suis toujours aussi enthousiaste et je n'ai pas l'impression de tourner en rond, loin de là. Bon courage collègue !
- 1 decade ago
Tout simplement : j'ai choisi le premier degré, après avoir pourtant commencé une formation pour le second...
Et j'ai choisi un poste particulier, j'enseigne dans une école d'enfants du voyage. Routine : zéro. Ãvènements divers et variés, même s'ils ne sont pas toujours plaisants : plusieurs par jour. Niveau stable : ça existe???
La possibilité d'enseigner plusieurs matières, avec des niveaux différents dans la même classe (4 niveaux), des niveaux différents au sein des niveaux, un milieu particulier et très riche, le roulement des élèves, ...
Et pas de copinage possible avec la direction, c'est moi la directrice :-p De toute façon, il n'y a pas de supériorité hiérarchique dans le primaire avec le directeur/la directrice : nous sommes tous collègues, le directeur ayant juste le droit de se taper la paperasse et les responsabilités! La hiérarchie, c'est les inspecteurs, point.
Un bon moyen de ne jamais faire le tour du métier!
- Tic TacLv 51 decade ago
J'ai connu comme toi ce genre de ras-le-bol, surtout pendant mes 16 premières années en ZEP zone sensible. Mais , depuis 10 ans que j'enseigne dans une jolie ville du sud-ouest, je pars travailler en courant, le sourire aux lèvres, et j'en reviens le plus tard possible. Pour ce qui est du programme, je l'ai toujours suivi avec décontraction ; quant aux parents d'élèves, je suis souvent invitée chez eux pour dîner. Si j'ai un conseil, c'est de te dire de muter jusqu'à ce que tu trouves un bon établissement. Ici notre proviseur nous soutient et nous respecte convenablement. Pour moi, ça va bien depuis mes 40 ans. Avant, comme toi, j'en ai vu des vertes et des pas mûres...Je crois aussi que quand on ne mise pas tout sur sa vie professionnelle, mais que l'on a une vie privée intéressante, cela change beaucoup la donne. Réfléchis bien avant de prendre la tangente...
- How do you think about the answers? You can sign in to vote the answer.
- geo2jaimLv 51 decade ago
Mon cher Jérôme, j'entends haut et fort ce que tu dis. Je suis un vieux prof qui a choisi ce métier par vocation et aime toujours la pédagogie. Cependant le descriptif que tu fais des relations au sein de ton établissement ne me surprend hélas pas, c'est le genre de choses que je vis au quotidien en dépit du fait que mon travail soit apprécié de nombre de parents et de mes inspecteurs.
Que te dire? Personnellement, j'ai la chance d'enseigner une matière où en deçà du programme, ça bouge vite. Travaillant avec la presse ou des sites je refais rarement la même chose d'une année sur l'autre du moins en géo. Cela dit la tâche est de plus en plus lourde et comme le signale oh p'tit mistou, les conditions d'exercice sont très variées d'un type d'établissement à l'autre et d'une région à l'autre. Je pense que tu ne peux rester sur ce constat. Beaucoup de jeunes collègues quittent le navire au bout de quelques années et je les comprends. De nombreux anciens craquent lourdement aussi.
Cela dit essaie de faire le point: ton écÅurement est-il lié à la situation dans ton établissement ou au métier lui-même?
Personnellement je vais au collège à reculons depuis un peu plus d'un an. Mais s'il n'était les suppressions de poste, je demanderai ma mutation. A 55 ans tu ne rêves pas de kilométrer jusqu'à la retraite comme tzr.
L'an dernier, j'ai ouvert mon blog de soutien scolaire comme un ballon de survie pour me prouver à moi-même que je pouvais encore intéresser les élèves. Je prépare un site le blog ayant de sérieuses limites techniques. Je crois que ce qui me fait tenir est le fait que des collègues proches s'épanouissent auprès d'un chef d'établissement humain et ouvert. Si mon principal me méprise, un autre loin de chez moi me fait une pub sur le site de son établissement. (Merci Mr Jean-Pierre Crochet! ) Je m'accroche personnellement à l'idée que nous aurons peut-être quelqu'un de compétent et de juste l'an prochain. Renseigne-toi, il y a peut-être un établissement dans ta région où les conditions de travail sont tout autres.
Notre collègue a raison, la formation est un sacré ballon d'oxygène et offre des perspectives intéressantes pour bosser autrement et te faire plaisir de temps à autre avec tes élèves. (jeux, tices...)
Il existe aussi des psy habitués à aider des enseignants à faire le point. Il existe aussi des groupes de parole où il est possible d'évoquer ces choses collectivement . On se sent moins seul en en parlant avec des collègues de l'extérieur.
Si toutes ces pistes ne te semblent pas pouvoir te permettre de reprendre ton souffle, il vaut mieux préparer vite un projet de réorientation. Il existe des associations qui bossent là -dessus.
Jette aussi un coup d'Åil au café pédagogique qui traite ce sujet.
Pour adorer mon métier et galérer aussi, crois bien que je suis de tout cÅur avec toi.Tu peux me joindre par mail
- LucasLv 71 decade ago
Je viens de sortir de l'enseignement (secondaire professionnel) après près de 40 ans d'activité et je regrette déjà mon métier...
- 1 decade ago
certes, je suis d'accord avec toi c'est un travail très difficile et surtout très éreintant, mais c'est aussi une source de bonheur, des fois j'ai des problèmes et quand je me rends au lycée dans lequel je travaille, crois moi cet échange que j'ai avec mes autres collègues et notamment avec mes élèves me fais le plus grand plaisir du monde.Donc un peu de patience, sinon si ce métier ne t'apporte que soucis et ennui,alors je te conseille de t'orienter vers autre chose
- 1 decade ago
Je vis exactement le même ras-le-bol, précisément depuis le début de cette année scolaire... Je traîne des pieds chaque jour un peu davantage.
Le pire, c'est incontestablement notre travail de correction de copies: celles-ci se multiplient de manière affolante et je n'éprouve AUCUN plaisir ni AUCUNE satisfaction à lire ces kilomètres de fautes d'orthographe...
Je suis débordée par le travail, y compris durant toutes les périodes de vacances, pour un résultat et un salaire très peu motivants.
Alors que faire?
Je songe à passer le concours de personnel de direction pour devenir chef d'établissement. Pour le moment, je n'ai encore trouvé aucune autre issue de secours. :-(
- 1 decade ago
Ou là là ! Quel pessimisme!
Fais comme moi: pars à l'étranger exercer ton métier dans un lycée français. Profites-en car tu es jeune et tu exerces une profession qui peut se faire n'importe où dans le monde!
L'avantage à l'étranger est que tu peux enseigner à la fois collège et lycée et je peux te dire que ça fait de l'effet de passer des "petits" 6èmes au secondes (et inversement) juste après. Tu t'arranges avec tes collègues pour avoir un niveau que tu n'as pas encore eu hop, l'affaire est faite! En plus, chaque année, tu auras toujours forcément un niveau avec un nouveau programme. Choisi ce niveau à chaque fois et tu seras sûr de ne pas avoir l'impression de refaire toujours la même chose!
C'est super enrichissant car en fait, tu apprends à connaître différentes façons d'enseigner étant donné que tes élèves viennent d'horizons différents partout dans le monde.
Côté expérience j'ai autant d'années que toi, et c'est vrai que je me souviens qu'en France je traînais un peu les pieds pour aller en cours en pensant à ces élèves un peu ingrats et aux collègues peu chaleureux.
Si tu as un niveau correct dans une autre langue, tu peux même enseigner ta matière dans le cadre des DNL, c'est à dire en anglais, espagnol, allemand,... Celà dépends des établissements et des diponibilités, mais c'est à la mode en ce moment. Certes, tu auras aussi des copies et des élèves, mais ce n'est pas vraiment la même chose. D'une classe à l'autre, tu passes du français à l'anglais, la préparation des cours n'est pas la même, tu varies ainsi un peu les plaisirs!
J'ai quitté la France il y a 4 ans (déjà ?!) et je ne vois pas le temps passer. J'adore ce que je fais et pour rien au monde je souhaiterai rentrer. Le contact avec les élèves est totallement différent car eux aussi (du moins les français) sont des expatriés et ça change tout! En gros c'est un peu comme si on est tous dans le même bain...
Sûr, au début c'est le blues, mais tu t'y fais! Comme je t'ai dis de nombreux collègues vivent l'éloignement de la même manière et donc celà crée des liens. J'ai commencé doucement par un pays limitrophe de la France, comme ça je peux rentrer plus souvent voir les amis, la famille,... Je suis prète à parcourir le monde!
A l'étranger, tu peux aussi travailler dans un établissement local et donc du coup tu ne vas pas t'ennuyer car il te faudras refaire tes cours, adapter ton enseignement au système et aux exigences locales, etc...
Tu peux aussi te mettre en disponiilité et bosser dans une entreprise avant de revenir à l'enseignement classique, mais tu perds tes avantages retraite et ancienneté.
Malgré tout, comme toi, je ne compte pas finir ma vie avec ce métier, mais ce n'est pas parce que c'est pesant, c'est juste parce que j'ai décidé celà dès le départ. Il y a tant de choses à réaliser dans une vie!
En fait, ce déclic s'est produit lorsque, comme toi, j'avais réalisé qu'à 65 ou 70 ans devant les élèves, je n'aurais pas les mêmes réflexes ou les mêmes envies qu'à 25 ou 30 ans dans une ZEP...
Si ca t'interresse, la procédure pour postuler à l'étranger n'est pas encore commencée pour la rentrée 2009. Vu ton nombre d'années d'expérience, tu corresponds à l'échelon qui a le plus de chance d'intégrer un lycée français à l'étranger. J'ai eu mon poste peu de temps après ma titularisation, alors tentes ta chance!!!!
Si ca ne te plais pas, tu auras toujours la possibilité de réintégrer ton académie (mais l'établissement n'est pas garanti)
Contacte-moi si tu souhaites en savoir plus sur les lycées français à l'étranger. Je ne sais pas dans quelle matière tu enseignes, mais si on a un poste qui va se liberrer, je pourrais te faire signe!
- harlemLv 41 decade ago
J'ai refait mon cv et j'ai cherché du taff.
Tous les anciens avec qui j'en avais discuté m'avaient dit: "Plus tu attends, plus ce sera difficile de partir et de te reconvertir; si tu veux le faire, fais-le maintenant !". Je me suis barrée au bout de 4 ans. C'est pas rose tous les jours, j'ai perdu 300€ par mois et on est moins adaptable à 31 ans qu'à 20, mais je préfèrerais crever que d'y retourner.